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Visit Yverdon

Six mille ans au bord du lac

Histoire d'Yverdon-les-Bains, des menhirs à la ville thermale

L'une des plus anciennes villes de Suisse, bâtie là où la Thièle se jette dans le lac de Neuchâtel. Des menhirs, un fort romain, un château savoyard, et une source thermale qui donne encore son nom à la ville.

Place Pestalozzi and the castle, in the heart of Yverdon
Habité
6 000+ ans
Nom romain
Eburodunum
Château commencé
1259, Maison de Savoie
Renommée
Yverdon-les-Bains, 1981

L’une des plus anciennes villes de Suisse se trouve là où la rivière Thièle se jette dans le lac de Neuchâtel. Les hommes vivent sur cette bande de terre depuis plus de 6 000 ans. Deux choses les y ont retenus : un passage abrité où la rivière rejoint le lac, et une source thermale qui jaillit, chaude, du sol.

La source est aussi la raison du nom. Elle attire les visiteurs depuis l’époque romaine, et en 1981 la ville a ajouté « les-Bains » pour le souligner. Ce qui suit est la version courte, des menhirs à la ville thermale, dans l’ordre où cela s’est passé.

  1. v. 4000 av. J.-C.

    Des communautés néolithiques dressent les menhirs de Clendy, au bord du lac.

  2. v. 325 apr. J.-C.

    Rome fortifie Eburodunum d'un castrum entouré de murs : deux portes, quinze tours, des thermes.

  3. 1259

    Pierre II de Savoie commence le château et trace une ville neuve à côté.

  4. 1536

    Berne conquiert la ville et y apporte la Réforme.

  5. 1728

    La ville construit un nouvel établissement de bains, à l'origine du Grand Hôtel des Bains.

  6. 1805

    Johann Heinrich Pestalozzi ouvre sa célèbre école dans le château.

  7. 1855

    Le premier chemin de fer de Suisse romande atteint la ville.

  8. 1981

    Après la réouverture des bains, la ville est officiellement renommée Yverdon-les-Bains.

The Clendy menhirs, a Neolithic standing-stone alignment by the lake

Chapter 1

Les menhirs de Clendy

Le plus ancien monument d'Yverdon est aussi le plus étrange. Au bord du lac, à Clendy, se dressent 45 menhirs, érigés entre 4500 et 4000 av. J.-C. Le plus haut mesure 4,5 mètres et pèse plus de cinq tonnes, et quelques-uns sont taillés en silhouettes humaines grossières.

Puis ils ont disparu. Les pierres ont refait surface en 1878 lors de l'abaissement du lac, mais n'ont été reconnues comme menhirs qu'en 1975 et redressées en 1986. Elles sont protégées aujourd'hui, faisant partie des sites lacustres préhistoriques inscrits par l'UNESCO.

The Roman castrum of Eburodunum, Yverdon's late-Roman fort

Chapter 2

Eburodunum, le fort romain de la rivière

Bien avant le château, les Romains connaissaient ce lieu sous le nom d'Eburodunum. Il s'élevait sur un banc de sable entre le lac et les marais de l'Orbe, au croisement de routes et de voies d'eau. Il était entouré de murs dès 80 av. J.-C. et prospérait grâce au commerce.

Les bateaux comptaient ici : deux embarcations romaines ont été exhumées à proximité et se trouvent aujourd'hui au musée régional. Vers 325 apr. J.-C., sous Constantin, Rome enferma la ville dans un castrum de deux hectares, avec quinze tours et ses propres thermes. La porte est subsiste encore, à quelques centaines de mètres au sud du château.

The arched doorway of the Château d'Yverdon, the town's Savoyard castle and museum

Chapter 3

Un château, et la ville qu'il a fait naître

La ville que vous parcourez aujourd'hui a été tracée par la Maison de Savoie. En 1259, le futur comte Pierre II entreprit un château au nord de l'ancien fort romain : un quadrilatère presque carré avec une grande tour ronde et trois tours d'angle, le type dit carré savoyard. Autour, il disposa trois rues droites, la rue du Lac, la rue du Milieu et la rue du Four, qui dessinent encore le vieux centre.

Le château fut incendié en 1476 pendant les guerres de Bourgogne, puis reconstruit après la prise de la ville par Berne en 1536. Son habitant le plus célèbre vint plus tard : le pédagogue Johann Heinrich Pestalozzi y tint son école de 1805 à 1825. Il abrite aujourd'hui le Musée d'Yverdon et région.

Aujourd'hui

L'histoire est toujours debout

L'eau traverse toute l'histoire. La source qui attira les Romains alimenta des établissements de bains pendant des siècles, se tarit en 1959, puis revint à l'ouverture du Centre Thermal moderne en 1977. En 1981, la ville ajouta « les-Bains » à son nom.

L'essentiel du reste est toujours là, à quelques pas. Le château abrite le musée régional, les deux bateaux romains et un centre consacré à Pestalozzi, et la source coule toujours aux bains en contrebas de la vieille ville.

Sources

Faits vérifiés et page rédigée d'après : Wikipédia (fr) : Yverdon-les-Bains · Yverdon-les-Bains Région .